BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//Site des colloques organisés par Sulisom - ECPv6.15.17.1//NONSGML v1.0//EN
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
X-WR-CALNAME:Site des colloques organisés par Sulisom
X-ORIGINAL-URL:https://sulisom-colloques.fr
X-WR-CALDESC:Évènements pour Site des colloques organisés par Sulisom
REFRESH-INTERVAL;VALUE=DURATION:PT1H
X-Robots-Tag:noindex
X-PUBLISHED-TTL:PT1H
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:Europe/Paris
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20250330T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20251026T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20260329T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20261025T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20270328T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20271031T010000
END:STANDARD
END:VTIMEZONE
BEGIN:VEVENT
DTSTART;VALUE=DATE:20260610
DTEND;VALUE=DATE:20260613
DTSTAMP:20260419T205523
CREATED:20250929T142538Z
LAST-MODIFIED:20260408T164524Z
UID:2374-1781049600-1781308799@sulisom-colloques.fr
SUMMARY:Le Toucher en clinique périnatale
DESCRIPTION:ProgrammeLe toucher occupe une place ambigüe en périnatalité : à la fois valorisé (notamment dans le peau-à-peau avec les bébés prématurés)\, décrié comme une source d’excitation débordante\, voire proscrit car il ne serait pas suffisamment clinique. Comment alors penser le toucher chez le bébé ? \nPremier sens développé in utero\, le toucher constitue un langage corporel fondamental pour le bébé dès la naissance. Alors comment participe-t-il à la construction d’une continuité psychique et comment le bébé s’engage-t-il dans le corps à corps avec ses proches et ses contacts avec l’environnement ? \nAussi nous penserons la question des interdits qui eux font scansion\, et non rupture ou évitement\, dans les enjeux pulsionnels intersubjectifs ? \nAinsi\, ce colloque interrogera la place du toucher dans la relation\, le développement psychique et corporel\, ainsi que son intérêt à le penser au sein des enjeux transférentiels et contre-transférentiels. Dans un contexte où la crise du COVID a mis en lumière la fragilité de notre rapport au toucher dans les pratiques cliniques. Lors de ces journées\, des professionnels issus de divers champs (psychanalyse\, psychologie\, haptonomie\, médecine\, psychomotricité\, etc.) viendront croiser leurs regards sur ces questions. \nUn appel à contributions figure en bas de cette page \nMercredi 10 juin 20269h-12h\n14h-17h \nJournée doctoraleAmphi VIAUD – Faculté de Psychologie \nUn appel à contributions pour cette journée figure en bas de cette page \nJeudi 11 juin 20268h45 \nAllocutions d’ouverture\nPalais Universitaire \nOlivier PUTOIS pour le Laboratoire de Psychologie clinique SULISOM de Strasbourg.\nDenis MELLIER et Sylvie VIAUX pour la Waimh-France. \n9h15 \nIntroduction\, Cécile BRÉHAT \n9h30-10h \nConférence d’introduction\nLe rôle du toucher dans les soins périnataux\, Pierre KUHN\, pédiatre et chef de service de réanimation néonatale et de néonatologie des Hôpitaux Universitaire de Strasbourg \n10h – 12h30Le toucher : une émergence des affects ?10h-10h45 \nExcitation et tendresse dans les jeux corporels mère-enfant\,  Drina CANDILIS-HUISMAN\, psychologue\, psychanalyste\, MCF-HDR (Paris) \n11h15-12h \nL’émergence du sens émotionnel dans le moi-matière\,  Guy LAVALLEE\, psychanalyste (Paris) \n14h – 18h30Le toucher : un langage multimodal du bébé ?Palais Universitaire \n14h-14h45 \nLe corps en dialogue : le toucher du bébé comme langage – pistes cliniques et de recherche\,  Erika PARLATO\, psychanalyste\, Directrice du Babylab Cerep Phymentin (Paris) \n15h15-16h \nLe toucher\, un outil\, une technique\, un soin ? Un lien entre les corps et les psychés\,  Catherine POTEL\, psychomotricienne\, psychothérapeute (Paris) \n16h30-18h30 \nATELIERS\nPavillon Ribot à la faculté de Psychologie \nVendredi 12 juin 20269h – 10h30Le toucher : un soin pour le traumatisme ?Palais Universitaire \n9h-9h45 \nTendresses primaire et secondaire face au traumatisme\,  Laurent TIGRANE TOVMASSIAN\, psychologue\, psychanalyste (Bruxelles) \n9h45-10h15 \nApport du contact haptonomique dans le traitement des accouchements vécus de façon traumatique\, pour la mère\, le bébé et le père. Etude rétrospective\,  Evelyne PETROFF\,  gynécologue\, haptonomiste (Paris) \n11h-12h30 \nSYMPOSIUMS\nPavillon Ribot à la faculté de Psychologie \n14h – 17hLe toucher : quels enjeux pulsionnels ?Palais Universitaire \n14h-14h45 \nLa dimension du contact pré et périnatal\,  Joël CLERGET\, psychanalyste (Lyon) \n15h15-16h \nAu-delà des sources pulsionnelles : le tactile\,   Marie COUVERT\,  psychologue\, psychanalyste (Bruxelles) \n16h-16h20 \nTraumatisme et carapace\, Elisabeth CHAILLOU\, pédopsychiatre\, psychanalyste (Paris) \nSynthèse et conclusion généraleProgramme des ateliers et symposiaProgramme des ateliers et symposiaCongrès WAIMH France en partenariat avec SULISOM UR 3071 \nvoir le site de la waihm france
URL:https://sulisom-colloques.fr/event/le-toucher-en-clinique-perinatale/
ATTACH;FMTTYPE=image/jpeg:https://sulisom-colloques.fr/wp-content/uploads/2025/09/couv-e1759172488440.jpg
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;VALUE=DATE:20260626
DTEND;VALUE=DATE:20260628
DTSTAMP:20260419T205523
CREATED:20251105T174527Z
LAST-MODIFIED:20260228T005718Z
UID:2552-1782432000-1782604799@sulisom-colloques.fr
SUMMARY:Le Devenir des morts
DESCRIPTION:ProgrammeEnglishAjouter à l’agendaInscriptionTrop nombreux dans les cimetières\, parfois polluants\, souvent trop chers\, les défunts qui augmentent avec la population planétaire\, ne pourront bientôt plus être traités sur et sous Terre. Les démographes\, entreprises funéraires\, associations d’endeuillés\, soutiens militants de la crémation comme de l’humusation montrent la complexité de cette cruelle réalité. \nLa question éthique et psychologique du devenir des morts réside dans la disparition définitive des corps\, sans restes. Or\, l’absence des corps risque de se traduire par une inflation de moyens pour les faire « réapparaître ». \nAvec la reconstitution des voix et les hologrammes animés\, l’absence du proche\, condition sine qua non du deuil ne sera plus réalisée. Quelles seront alors les archéologies du futur sans accès aux restes matériels des morts ? \nLa mort a sculpté les paysages humanisés : pyramides\, temples\, arcs de triomphe\, ou tout simplement grottes décorées ; la mort n’a été acceptée qu’à condition de laisser des traces pour marquer les décors naturels pérennes. La mort humaine a sculpté la planète. Les cimetières collectifs éduquent les citoyens\, les mausolées privés forment les bases des civilisations. La culture peut-elle se maintenir sans la mort et les morts ? \nUn débat confronte les convictions matérialistes aux attentes purement spirituelles. La décomposition du cadavre est une transition difficile\, aussi le corps embaumé et le squelette sont préférés comme supports de la mémoire. Le choix du virtuel pourrait cependant s’imposer et donner lieu à de nouvelles formes du souvenir. La rationalité conduira- t-elle à l’abandon de nos restes mortels pour des substituts factices ? Les bipèdes nomades appelés sapiens vont-ils quitter leur planète munis d’une clé USB transportant leurs ancêtres ? \nen partenariat avec Le CIEM\, Coimbra University\, Université Paris 8 et Université Lyon3\, soutenu par EPICUR European University (Southern Danemark University & Freiburg University) \nUn appel à contributions figure en bas de cette page \nVendredi 26 juin 2026Palais Universitaire / Salle Louis Pasteur \n9h-9h30 \nAccueil et bienvenue\nMarie-Frédérique BACQUÉ\, directrice du CIEM\nOlivier PUTOIS\, directeur du Laboratoire de Psychologie clinique SULISOM de Strasbourg. \n9h30-11h \nTable-Ronde : État des lieuxCo-animation : Marie-Frédérique BACQUÉ & Pedro URBANO \navec : Pascal HINTERMEYER (sociologue\, Strasbourg)\, Maude CROUZET (démographe\, Strasbourg)\, Emmanuel HIRSCH (philosophe\, éthique médicale Paris)\, Damien CHARABIDZE (Biologiste\, entomologiste\, Lille). \nPosons le problème du devenir des morts. Trop nombreux pour la planète (enterrement)\, trop polluants (crémation)\, trop chers (cryogénisation)\, trop inquiétants (terramation\, aquamation)\, les défunts qui augmentent avec la population planétaire ne peuvent plus être traités sur (et sous) Terre. Cette mise au point prospective permettra d’aborder le problème de l’augmentation des morts et de la réduction de la place qui leur est accordée. \n11h-11h30 \nPause11h30-12h40 \nTable-Ronde : Traitement des corps et traitement de la mémoire.Co-animation : Marie-Frédérique BACQUÉ & Pedro URBANO \nAvec : Abdel AOUACHARIA (biologiste cellulaire et de l’évolution au CNRS\, Montpellier)\, Nicolas DELESTRE (Thanatopracteur Lyon)\, Philippe CLAVERT\, (Pr. de médecine responsable du centre du don du corps à Strasbourg)\, Richard MARLET (en attente\, ministère de l’intérieur\, Paris)\, Pascal CATON ou Elisabeth CHARRIER ou Annick GUEGUEN (Fédération Nationale du Funéraire France). \nLa question éthique réside dans la disparition définitive des corps\, sans restes. Hélas\, l’absence des corps risque de donner lieu à une inflation de moyens pour les faire réapparaître. Avec la reconstitution des voix et les hologrammes animés\, la condition sine qua non du deuil ne sera plus réalisée : l’absence irréversible du défunt. Cette exclusion fondamentale du corps mort n’est pas unique car certaines civilisations ne conservent pas les restes ou les confient à des animaux (funérailles « célestes »). En supprimant les morts définitivement\, on supprime aussi la mémoire de nos ancêtres. De quelle façon cette perspective de l’absence de restes\, certes habituellement cachés\, pourrait-elle être accueillie par les endeuillés ? Quels seront les moyens de retrouver historiquement et judiciairement des indices sans support matériel ? Quelles seront les archéologies du futur sans accès aux restes des morts ?\nLe corps mort et ses symboles vont-ils rester le support du souvenir des morts ?\nRevoir le mort est-il indispensable ?\nLes IA funéraires peuvent-elles proposer un statut intermédiaire du mort ? \n12h45 \nPrésentation de la fête des morts au Mexique\, dans les cimetières et lors d’un défilé à Mexico. \nPar Lassad ESSADI\, vidéaste. Nicholas KAUFMANN\, professeur de psychologie à San Luis Potosi commente et évoque les funérailles au Mexique. \n13h-14h30 \nDéjeuner14h30-16h \nCommunications oralesLes sessions de communication orale auront lieu au Pavillon Théodule Ribot à la faculté de psychologie. \nN°1 : Nouvelle temporalité du deuil.\nAnimée par Marie-Frédérique BACQUÉ \nLe processus psychologique du deuil suit classiquement le temps de la décomposition du cadavre. Le processus social du deuil semble être clôturé dans de nombreuses sociétés par la date anniversaire de la mort. Si le cadavre disparaît plus vite\, si les restes ne sont plus regroupés dans un espace public où se rencontrent les endeuillés\, qu’advient-il du souvenir des morts ? Le temps du deuil sera-t-il bouleversé par l’abstraction croissante du corps des défunts ? \nN°2 : Les intelligences artificielles (IA).\nCo-animation : Nicolas NIEUVIARTS & Romain JALLET \nLa conception d’une reproduction de l’image animée des défunts connaît tous les jours des améliorations. Alors que les diaporamas ponctuaient les cérémonies funéraires\, les animations de défunts fleurissent. Des soldats russes victimes de la guerre sont ainsi reconstitués en 3D. Parfois\, les défunts figurent en hologrammes et s’approchent des endeuillés pour les laisser dans un état de choc émotionnel délétère. Faut-il laisser ces « recréations » hanter les endeuillés ou réglementer ces animations virtuelles qui\, avec les IA génératives\, vont bientôt donner une vie nouvelle à des défunts instrumentalisés pour le meilleur (en l’absence de corps) et pour le pire (le défunt hante définitivement les endeuillés). \nN°3 : Écologie de la mort : nouveaux traitements des corps\, nouveaux « restes ». \nQue fait-on des os qui restent après Terramation? Aujourd’hui les cendres sont transformées en diamant synthétique\, en feu d’artifice.\nUn cadre virtuel peut-il réellement prendre la place des « emboîtements » habituels : linceul\, cercueil\, tombeau/urne\, cimetière ? Après la crémation qui a\, dans les pays occidentaux catholiques\, occasionné une véritable révolution\, voici venu le temps des nouveaux traitements du corps des défunts\, compostage ou humusation\, dépôt dans un cimetière naturel. Ici\, le devenir du corps suit un schéma biologique et économise des tonnes d’équivalents CO2. Si le réchauffement climatique impose de modifier le volume des 3 milliards d’individus retrouvés dans le sol terrestre\, quels moyens écologiques acceptables affectivement\, moralement et socialement sont-ils possibles ? \n16h-16h30 \nPause16h30-18h \nCommunications oralesLes sessions de communication orale auront lieu au Pavillon Théodule Ribot à la faculté de psychologie. \nN°4 : Les artistes de la mort. Les pratiques artistiques de la mémoire.\nCo-animation : Christina ALEXOPOULOS et Mireille GUITTONNEAU \n« Ce que tu as hérité de tes pères\, acquiers-le pour le posséder »\, écrit Goethe\, repris par Freud. Les pratiques artistiques de la mort constituent autant une création autour de la perte et de la souffrance psychique liée à la confrontation de notre finitude commune qu’une tentative de dépassement de cet horizon. L’évocation de ce qui reste « vivant » après la mort du sujet permet la future appropriation psychique par ceux qui lui survivent. Le rapport qu’entretient la création artistique aux manifestations psychiques et sociales de la pulsion de mort comme à la pulsion de vie qui lui est indissociable sera interrogé. \nN°5 : Les archéologues du futur et les « nouvelles » traces des morts.\nCo-animation : Ian GONZALEZ et un archéologue attendu \nLa mort ne concerne pas seulement les psychologues et sociologues\, mais elle constitue un matériau essentiel pour les archéologues. L’immortalité numérique des morts du 21e siècle permettra-t-elle de reconstituer la vie des ancêtres ? L’espèce humaine qui se passerait désormais de traces matérielles pourrait-elle prétendre à une reconstitution ? Le rêve d’immortalité de l’espèce humaine est-il en voie de réalisation grâce à une clé USB ? \nN°6 : La recomposition des morts (abstraction mais aussi objets symboliques) \nLes souvenirs des morts\, mis en cérémonie\, ont toujours rythmé la vie de nos ancêtres pour leur symbolique. Leurs représentations menaçantes d’avertissement et leur pouvoir de superstition exerçaient une influence majeure sur l’expérience contemporaine comme sur la culture. Mais comment abstraire l’absence ? Ou comment y substituer des images animées constituant de nouveaux souvenirs ? Les fantômes numériques recréés à partir d’écrits ou d’enregistrements pré-mortels et à l’origine d’échanges potentiels avec les endeuillés entravent la substitution de proche en proche du lien d’attachement et par conséquent\, le deuil. \n18h-19h \nThéâtreavec les textes de Juliette KEMPF \nSamedi 27 juin 2026Palais Universitaire / Salle Louis Pasteur \n9h-11h \nTable-Ronde : La mort dans la culture.Co-animation : Magali MOLINIÉ & Christina ALEXOPOULOS \nCynthia MAURO (Psychologue\, Lille)\, François MICHAUD-NERARD (en attente\, ancien directeur général des services funéraires de la ville de Paris)\, Valérie ROBIN AZEVEDO (Professeure d’anthropologie sociale à l’université Paris-Cité)\, Serena BINDI maîtresse de conférences en anthropologie à l’Université Paris Cité et chercheuse au Centre d’Anthropologie Culturelle et Sociale (CANTHEL) à Paris. \nLe rapport à la mort et aux morts évolue sans cesse. Des hybridations dans les croyances et les pratiques se combinent ou s’affrontent\, entre survivances et nouvelles propositions\, frictions et syncrétisme. Quand elles se produisent\, qu’entraînent les reconfigurations des dispositifs funéraires et des normes du deuil sur les modes d’existence des morts ? Sur leur présence ou leur effacement dans la culture\, la géographie\, l’architecture\, leur conflictualité avec les vivants et les voies de leur apaisement ? \n11h-11h30 \nPause11h30-13h \nTable-Ronde : Les croyances\, les lieux de rappel des morts\, la spiritualité.Avec Pascaline THIOLLIERE. (Université de Grenoble)\, Filippo FURRI (Université de Catane\, Sicile)\, Niels-Christian HVIDT (Université d’Odense au Danemark)\, Larysa RYBYK\, présidente de l’association de psychologues ukrainiens et Gérôme TRUC (CNRS\, en attente) \nNous sommes accoutumés à penser que les humains ont besoin des restes du défunt pour organiser les rites funéraires et élaborer leur deuil. Pourtant\, le choix de disperser les cendres d’un proche dans la nature après une crémation confronte à la disparition assumée de ses restes\, tout comme\, dans un registre subi\, tragique et possiblement traumatique\, certaines catastrophes naturelles\, accidentelles\, les guerres ou les attentats terroristes. Dans leurs différences\, quelles conséquences cette disparition des restes a-t-elle sur les vécus intimes et collectifs du deuil ? Comment se reconfigurent alors les croyances et la spiritualité\, la localisation des morts\, comment s’inventent de nouvelles sacralités\, des espaces et des pratiques mémorielles ? \n13h-14h30 \nDéjeuner14h30-16h \nCommunication oralesLes sessions de communication orale auront lieu au Pavillon Théodule Ribot à la faculté de psychologie. \nN°7 : Les deuils des animaux et des paysages.\nAnimée par Nicolas NIEUVIARTS avec Romain JALLET \nLa disparition de certaines espèces entraîne une artificialisation de leurs images. Est-ce tolérable et cela ne conduit-il pas à entériner la destruction de leur écosystème ? Doit-on faire le deuil des paysages modifiés par l’anthropisation ? La recréation des animaux disparus (dodo\, auroch) pose des questions éthiques quant à la tolérance des activités destructrices volontaires et involontaires des humains. Faut-il interdire ces tentatives ? \nN°8 : Places et lieux des rituels\nAnimée par Magali MOLINIÉ \nFaut-il fixer la place des morts ? Cette question posée par les espèces humaines (sapiens neanderthalensis et sapiens sapiens) semble obsolète au temps des IA. Anthropologiquement\, est-il possible de faire suivre les restes nomades de ses défunts dans les pérégrinations d’homo modernicus ? Les 7000 générations qui nous précèdent ont compté sur la place de leurs ancêtres comme sur un ancrage leur donnant la force de subsister. La transformation d’un défunt en avatar digital signe-t-elle le fantasme du départ des humains de la planète ? \nN°9 : Les psychopathologies du deuil en l’absence de corps\nCo-animation : Marie-Frédérique BACQUÉ et Pedro URBANO \nN°10 : Limites éthiques et juridiques des IA dans les cérémonies funéraires\nCo-animation : Guillaume ROUSSET (Pr. droit civil\, Lyon 3) et Françoise ASSUS-JUTNER (avocat\, Nice) \n16h-17h \nConclusion du colloqueAmphithéâtre Viaud à la faculté de psychologie. \nAppels à communicationEnvoyez à bacque@unistra.fr un résumé de 1000 signes espaces compris avec 5 mots clés et trois références au maximum. \nIndiquez votre thématique parmi les 10 proposées. \nLes communications sur les thèmes des sessions proposées les vendredi et samedi après-midi\, ainsi que des communications libres seront évaluées par le comité\nscientifique. Certaines sessions seront redoublées en fonction du nombre de demandes. \nDate limite de soumission du résumé : le 25 février 2026.\nRetour :  le 31 mars 2026 \nLes thématiques proposées pour les abstracts sont :N°1 : Nouvelle temporalité du deuil. \nLe processus psychologique du deuil suit classiquement le temps de la décomposition du cadavre. Le processus social du deuil semble être clôturé dans de nombreuses sociétés par la date anniversaire de la mort. Si le cadavre disparaît plus vite\, si les restes ne sont plus regroupés dans un espace public où se rencontrent les endeuillés\, qu’advient-il du souvenir des morts ? Le temps du deuil sera-t-il bouleversé par l’abstraction croissante du corps des défunts ? \nN°2 : Les intelligences artificielles (IA). \nLa conception d’une reproduction de l’image animée des défunts connaît tous les jours des améliorations. Alors que les diaporamas ponctuaient les cérémonies funéraires\, les animations de défunts fleurissent. Des soldats russes victimes de la guerre sont ainsi reconstitués en 3D. Parfois\, les défunts figurent en hologrammes et s’approchent des endeuillés pour les laisser dans un état de choc émotionnel délétère. Faut-il laisser ces « recréations » hanter les endeuillés ou réglementer ces animations virtuelles qui\, avec les IA génératives\, vont bientôt donner une vie nouvelle à des défunts instrumentalisés pour le meilleur (en l’absence de corps) et pour le pire (le défunt hante définitivement les endeuillés). \nN°3 : Écologie de la mort : nouveaux traitements des corps\, nouveaux « restes ». \nQue fait-on des os qui restent après Terramation? Aujourd’hui les cendres sont transformées en diamant synthétique\, en feu d’artifice.Un cadre virtuel peut-il réellement prendre la place des « emboîtements » habituels : linceul\, cercueil\, tombeau/urne\, cimetière ? Après la crémation qui a\, dans les pays occidentaux catholiques\, occasionné une véritable révolution\, voici venu le temps des nouveaux traitements du corps des défunts\, compostage ou humusation\, dépôt dans un cimetière naturel. Ici\, le devenir du corps suit un schéma biologique et économise des tonnes d’équivalents CO2. Si le réchauffement climatique impose de modifier le volume des 3 milliards d’individus retrouvés dans le sol terrestre\, quels moyens écologiques acceptables affectivement\, moralement et socialement sont-ils possibles ? \nN°4 : Les artistes de la mort. Les pratiques artistiques de la mémoire. \n« Ce que tu as hérité de tes pères\, acquiers-le pour le posséder »\, écrit Goethe\, repris par Freud. Les pratiques artistiques de la mort constituent autant une création autour de la perte et de la souffrance psychique liée à la confrontation de notre finitude commune qu’une tentative de dépassement de cet horizon. L’évocation de ce qui reste « vivant » après la mort du sujet permet la future appropriation psychique par ceux qui lui survivent. Le rapport qu’entretient la création artistique aux manifestations psychiques et sociales de la pulsion de mort comme à la pulsion de vie qui lui est indissociable sera interrogé. \nN°5 : Les archéologues du futur et les « nouvelles » traces des morts. \nLa mort ne concerne pas seulement les psychologues et sociologues\, mais elle constitue un matériau essentiel pour les archéologues. L’immortalité numérique des morts du 21e siècle permettra-t-elle de reconstituer la vie des ancêtres ? L’espèce humaine qui se passerait désormais de traces matérielles pourrait-elle prétendre à une reconstitution ? Le rêve d’immortalité de l’espèce humaine est-il en voie de réalisation grâce à une clé USB ? \nN°6 : La recomposition des morts (abstraction mais aussi objets symboliques) \nLes souvenirs des morts\, mis en cérémonie\, ont toujours rythmé la vie de nos ancêtres pour leur symbolique. Leurs représentations menaçantes d’avertissement et leur pouvoir de superstition exerçaient une influence majeure sur l’expérience contemporaine comme sur la culture. Mais comment abstraire l’absence ? Ou comment y substituer des images animées constituant de nouveaux souvenirs ? Les fantômes numériques recréés à partir d’écrits ou d’enregistrements pré-mortels et à l’origine d’échanges potentiels avec les endeuillés entravent la substitution de proche en proche du lien d’attachement et par conséquent\, le deuil. \nN°7 : Les deuils des animaux et des paysages. \nLa disparition de certaines espèces entraîne une artificialisation de leurs images. Est-ce tolérable et cela ne conduit-il pas à entériner la destruction de leur écosystème ? Doit-on faire le deuil des paysages modifiés par l’anthropisation ? La recréation des animaux disparus (dodo\, auroch) pose des questions éthiques quant à la tolérance des activités destructrices volontaires et involontaires des humains. Faut-il interdire ces tentatives ? \nN°8 : Places et lieux des rituels \nFaut-il fixer la place des morts ? Cette question posée par les espèces humaines (sapiens neanderthalensis et sapiens sapiens) semble obsolète au temps des IA. Anthropologiquement\, est-il possible de faire suivre les restes nomades de ses défunts dans les pérégrinations d’homo modernicus ? Les 7000 générations qui nous précèdent ont compté sur la place de leurs ancêtres comme sur un ancrage leur donnant la force de subsister. La transformation d’un défunt en avatar digital signe-t-elle le fantasme du départ des humains de la planète ? \nSession N°9 : Les psychopathologies du deuil en l’absence de corps \nSessions N°10 : Limites éthiques et juridiques des IA dans les cérémonies funéraires \nen partenariat avec Le CIEM\, Coimbra University\, Université Paris 8 et Université Lyon3\, soutenu par EPICUR European University (Southern Danemark University & Freiburg University) \nProgramToo numerous in cemeteries\, sometimes polluting\, often too expensive\, the deceased\, whose numbers are increasing along with the global population\, will soon no longer be able to be dealt with on or under the Earth. Demographers\, funeral companies\, bereavement associations\, and activists supporting cremation and humusation highlight the complexity of this cruel reality. \nThe ethical and psychological question of what happens to the Dead lies in the permanent disappearance of the body\, without any remains. However\,\nthe absence of bodies may lead to an inflation of means to make them “reappear.” With voice reconstruction and animated holograms\, the absence of\nloved ones\, a sine qua non condition of mourning\, will no longer be realized. What will the archaeologies of the future be like without access to the material remains of the Dead ? \nDeath has sculpted humanized landscapes: pyramids\, temples\, triumphal arches\, or simply decorated caves; death has only been accepted on condition\nthat it leaves traces to mark the enduring natural scenery. Human death has sculpted the planet. Collective cemeteries educate citizens\, private mausoleums form the foundations of civilizations. Can culture survive without Death and the Dead ? \nA debate pits materialistic convictions against purely spiritual expectations. The decomposition of the corpse is a difficult transition\, so embalmed bodies and skeletons are preferred as repositories of memory. However\, the choice of the virtual may prevail and give rise to new forms of remembrance. Will rationality lead us to abandon our mortal remains in favour of artificial substitutes? Will the nomadic bipeds known as sapiens leave their planet carrying a USB stick containing their ancestors ? \nen partenariat avec Le CIEM\, Coimbra University\, Paris 8 \nA call for papers can be found at the bottom of this page. \nFriday 26 June 2026University Palace / Louis Pasteur Room \n9:00-9:30 am \nGreeting\nMarie-Frédérique BACQUÉ\, Director of CIEM\nOlivier PUTOIS\, Director of SuLiSoM\, Strasbourg. \n9:30-11:00 am \nRound Table: Current SituationPosons le pb du devenir des morts. Trop nombreux pour la planète (enterrement)\, trop polluants (crémation)\, trop chers (cryogénisation)\, trop inquiétants (humusation\, aquamation)\, les morts qui augmentent avec la population planétaire ne peuvent plus être traités sur Terre. Seraient invités\, les démographes\, les pompes funèbres\, des associations d’endeuillés\, l’association des crématistes. \n11:00-11:30 am \nBreakpreceded by a 5-minute video :\nDay of the Dead in Mexico in 2025\,  Lassad ESSADI \n11:30 am – 1:00 pm \nRound Table: Treatment of bodies and treatment of memoryIci on parlera de l’éthique du pb de faire disparaître définitivement les corps. Hélas\, la disparition des corps risque de donner lieu à une inflation de moyens pour les faire réapparaître. Avec la reconstitution des voix\, les hologrammes animés\, on risque au contraire de ne pas satisfaire à la condition sine qua non du deuil : l’absence. En supprimant les morts définitivement\, on supprime de nouvelles façons de connaître nos ancêtres. Quelles seront ces archéologies du futur si nous supprimons tout accès aux restes matériels ? \n1:00 p.m – 2:30 p.m \nLunch2:30 – 4:00 pm \nOral presentationsLes sessions de communication orale auront lieu au Pavillon Théodule Ribot à la faculté de psychologie. \n4:00 – 4:30 pm \nBreak4:30 – 6:00 pm \nOral presentationsThe oral presentation sessions will take place at the Théodule Ribot Pavilion at the Faculty of Psychology. \n6:00 – 7:30 pm \nThéâtreA Day Without Hours : A Poetic and Musical Theater performance based on texts by Juliette KEMPF \nSaturday 27 June 2026University Palace / Louis Pasteur Room \n9:00 – 11:00 am \nRound Table : Death in culture.La mort a sculpté les paysages humains : pyramides\, temples\, arcs de triomphe\, ou tout simplement grottes décorées\, la mort n’a été acceptée par toutes les civilisations qu’à condition de laisser des traces pour marquer les roches\, les décors naturels. \n11:00 – 11:30 am \nBreak11:30 am – 1:00 pm \nRound Table: Beliefs\, places of remembrance for the Dead\, spiritualityLes croyances ont-elles besoin de s’appuyer sur des supports matériels ? Ce débat confronte les religions matérialistes aux religions purement spirituelles. La décomposition du cadavre est une transition difficile\, aussi le corps embaumé et le squelette sont préférés comme supports de la mémoire. Le choix du virtuel pourrait cependant s’imposer et donner lieu à de nouvelles façons de se rappeler les morts. De nouvelles croyances pourraient-elles émerger de l’abstraction de la mort ? \n1:00 – 2:30 pm \nLunch2:30 – 4:00 pm \nOral presentationsOral presentations at the Théodule Ribot Pavilion at the Faculty of Psychology \n4:00 – 5:00 pm \nConclusion of the conferenceConclusion of the conference at the Viaud Amphitheatre\, Faculty of Psychology. \nCall for pappersSend a 1\,000-character summary\, including spaces\, with five keywords and a maximum of three references to bacque@unistra.fr. Indicate your topic from among the ten proposed. \nPapers on the topics of the sessions proposed for Friday (June 26th) and Saturday (June 27th) afternoons\, as well as free papers\, will be evaluated by the scientific\ncommittee. Some sessions will be repeated depending on the number of requests. \nDeadline for abstract submission: 25 February 2026.\nFeedback by 31 March 2026. \nThe proposed themes for abstracts are :N°1 : The new temporalities of mourning \nLe processus psychologique du deuil suit classiquement le temps de la décomposition du cadavre. Le processus social du deuil semble être clôturé dans de nombreuses sociétés par la date anniversaire de la mort. Si le cadavre disparaît plus vite\, si les restes ne sont plus regroupés dans un espace public où se rencontrent les endeuillés\, qu’advient-il du souvenir des morts ? Le temps du deuil sera-t-il bouleversé par l’abstraction croissante du corps des défunts ? \nN°2 : Artificial intelligence in mourning \nLa conception d’une reproduction de l’image animée des défunts connaît tous les jours des améliorations. Alors que les diaporamas ponctuaient les cérémonies funéraires\, les animations de défunts fleurissent. Des soldats victimes de la guerre sont ainsi reconstitués en 3D. Parfois\, les défunts figurent en hologrammes et s’approchent des endeuillés pour les laisser dans un état de choc émotionnel délétère. Faut-il laisser ces « re-créations » hanter les endeuillés ou réglementer ces animations virtuelles qui\, avec les IA génératives\, vont bientôt donner une vie nouvelle à des défunts instrumentalisés pour le meilleur (les corps ont disparu) et pour le pire (le défunt hante définitivement les endeuillés). \nN°3 : The ecology of Death: new treatments for bodies\, new « remains » \nUn mort virtuel peut-il réellement prendre la place des emboîtements habituels linceul\, cercueil\, tombeau\, urne\, cimetière ? Après la crémation qui a\, dans les pays occidentaux\, occasionné une véritable révolution\, voici venu le temps des nouveaux traitements du corps des défunts\, compostage ou humusation\, dépôt dans un cimetière naturel. Ici\, le devenir du corps suit un schéma biologique et économise des tonnes d’équivalents CO2. La Chine a procédé de même en imposant aux chinois de ne plus enterrer leurs morts faute de place. Si le réchauffement climatique impose de modifier le volume des 3 milliards d’individus retrouvés dans le sol terrestre\, quels moyens écologiques acceptables affectivement\, moralement et socialement sont-ils possibles ? \nN°4 : Death Artists. Artistic practices of memory \n« Ce que tu as hérité de tes pères\, acquiers-le pour le posséder »\, écrit Goethe\, repris par Freud. Les pratiques artistiques de la mort constituent autant une création autour de la perte\, de la séparation\, de la souffrance psychique liée à la confrontation à notre finitude commune\, qu’une tentative de dépassement de cet horizon à travers l’évocation de ce qui reste vivant après la mort du sujet\, future appropriation psychique par ceux qui lui survivent. Le rapport qu’entretient la création artistique à la pulsion de mort\, à ses manifestations psychiques et sociales\, à sa négativité structurelle\, mais aussi à la pulsion de vie qui lui est indissociable\, et au passage de l’une à l’autre sera interrogé. \nN°5 : Archaeologists of the future and the « new » traces of the Dead \nLa mort ne concerne pas seulement les psychologues et sociologues\, mais elle constitue un matériel essentiel pour les archéologues. Sans traces des morts du 21ème siècle\, comment reconstituer la vie des ancêtres ? \nN°6 : The recomposition of the Dead through abstraction and symbolic objects \nLes restes des morts mis en cérémonies ont toujours rythmé la vie de nos ancêtres pour leur symbolique. Leurs représentations menaçantes d’avertissement ou leurs pouvoirs de superstition avaient une influence majeure sur l’expérience contemporaine comme sur la culture. Mais comment abstraire l’absence ? C’est bien justement l’absence qui permet le processus du deuil. Les images toujours présentes entravent la substitution de proche en proche du lien d’attachement et par conséquent\, le deuil. \nN°7 : Mourning of the lost animal species and loss of landscapes \nLa disparition de certaines espèces entraîne une artificialisation de leurs images. Est-ce tolérable et cela ne conduit-il pas à entériner la destruction de leur écosystème ? Doit-on faire le deuil des paysages modifiés par l’anthropisation ? La recréation des animaux disparus (dodo\, auroch) pose des questions éthiques quant à la tolérance des activités destructrices volontaires et involontaires des humains \nN°8 : New places and locations for rituals \nN°9 : The psychopathologies of mourning in the absence of a body \nN°10 : Ethical and legal limits of AI in funeral ceremonies \nin partnership with Unistra (University of Strasbourg) – SuLiSoM : Subjectivity\, Social Link and Modernity\, Coimbra University\, Paris
URL:https://sulisom-colloques.fr/event/le-devenir-des-morts/
LOCATION:Faculté de psychologie\, 12\, rue Goethe\, Strasbourg\, 67000\, France
ATTACH;FMTTYPE=image/jpeg:https://sulisom-colloques.fr/wp-content/uploads/2025/11/fond-affiche-devenirdesmorts-scaled-e1767760273958.jpg
END:VEVENT
END:VCALENDAR