150,00

Vendredi 26 ou Samedi 27 juin 2026 en distanciel

Les informations recueillies sont indispensables pour assurer la gestion des inscriptions (communication avec les personnes, organisation de l’évènement) par l’Université de Strasbourg.

Elles sont traitées par le Pôle Relations avec le monde socio-économique et les personnels en charge de la gestion de l’événement Le Devenir des Morts à l’Université de Strasbourg.

La base légale de ce traitement est le consentement (article 6.1.a du Règlement général sur la protection des données – RGPD).

Les données collectées et traitées sont les données d’identité ainsi que des coordonnées professionnelles.

Les données sont intégrées dans le CRM de l’Université de Strasbourg, outil interne de gestion des contacts géré par le Pôle Relations avec le monde socio-économique ainsi que les personnels en charge de l’événement.

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Programme

Trop nombreux dans les cimetières, parfois polluants, souvent trop chers, les défunts qui augmentent avec la population planétaire, ne pourront bientôt plus être traités sur et sous Terre. Les démographes, entreprises funéraires, associations d’endeuillés, soutiens militants de la crémation comme de l’humusation montrent la complexité de cette cruelle réalité.

La question éthique et psychologique du devenir des morts réside dans la disparition définitive des corps, sans restes. Or, l’absence des corps risque de se traduire par une inflation de moyens pour les faire « réapparaître ».

Avec la reconstitution des voix et les hologrammes animés, l’absence du proche, condition sine qua non du deuil ne sera plus réalisée. Quelles seront alors les archéologies du futur sans accès aux restes matériels des morts ?

La mort a sculpté les paysages humanisés : pyramides, temples, arcs de triomphe, ou tout simplement grottes décorées ; la mort n’a été acceptée qu’à condition de laisser des traces pour marquer les décors naturels pérennes. La mort humaine a sculpté la planète. Les cimetières collectifs éduquent les citoyens, les mausolées privés forment les bases des civilisations. La culture peut-elle se maintenir sans la mort et les morts ?

Un débat confronte les convictions matérialistes aux attentes purement spirituelles. La décomposition du cadavre est une transition difficile, aussi le corps embaumé et le squelette sont préférés comme supports de la mémoire. Le choix du virtuel pourrait cependant s’imposer et donner lieu à de nouvelles formes du souvenir. La rationalité conduira-t-elle à l’abandon de nos restes mortels pour des substituts factices ? Les bipèdes nomades appelés sapiens vont-ils quitter leur planète munis d’une clé USB transportant leurs ancêtres ?

en partenariat avec Le CIEM, Coimbra University, LPPC (Université Paris 8), le CRPMS (Université Paris 7) et université Lyon 3
Soutenu par EPICUR European University (Southern Danemark University & Freiburg University)

Vendredi 26 juin 2026

Palais Universitaire / Salle Louis Pasteur

9h-9h30

Accueil et bienvenue
Marie-Frédérique BACQUÉ, directrice du CIEM
Olivier PUTOIS, directeur du Laboratoire de Psychologie clinique SuLiSoM de Strasbourg.

9h30-11h

Table-Ronde : État des lieux

Co-animation : Marie-Frédérique BACQUÉ & Pedro URBANO

avec : Pascal HINTERMEYER (Professeur de sociologie, Strasbourg), Maude CROUZET (démographe, Strasbourg), Emmanuel HIRSCH (Professeur de philosophie et éthique médicale Paris), Damien CHARABIDZE (Professeur de biologie, entomologiste, Lille).

Posons le problème du devenir des morts. Trop nombreux pour la planète (enterrement), trop polluants (crémation), trop chers (cryogénisation), trop inquiétants (terramation, aquamation), les défunts qui augmentent avec la population planétaire ne peuvent plus être traités sur (et sous) Terre. Cette mise au point prospective permettra d’aborder l’augmentation des morts et la réduction de la place qui leur est accordée.

11h-11h30

Pause

11h30-12h40

Table-Ronde : Traitement des corps et traitement de la mémoire.

Co-animation : Marie-Frédérique BACQUÉ & Pedro URBANO

Avec : Abdel AOUACHERIA (Biologiste cellulaire et de l’évolution au CNRS, Montpellier), Nicolas DELESTRE (Thanatopracteur expert associé du laboratoire de l’école nationale supérieure de la Police, Lyon), Philippe CLAVERT, (Professeur de médecine, responsable du centre du don du corps à Strasbourg), Elisabeth CHARRIER (Fédération Nationale du Funéraire France), Charles GEORGET (Chirurgien-dentiste expert en odontologie médico-légale, Amboise, France).

La question éthique réside dans la disparition définitive des corps, sans restes. Hélas, l’absence des corps risque de donner lieu à une inflation de moyens pour les faire réapparaître. Avec la reconstitution des voix et les hologrammes animés, la condition sine qua non du deuil ne sera plus réalisée : l’absence irréversible du défunt. Cette exclusion fondamentale du corps mort n’est pas unique car certaines civilisations ne conservent pas les restes ou les confient à des animaux (funérailles « célestes »). En supprimant les morts définitivement, on supprime aussi la mémoire de nos ancêtres. De quelle façon cette perspective de l’absence de restes, certes habituellement cachés, pourrait-elle être accueillie par les endeuillés ? Quels seront les moyens de retrouver historiquement et judiciairement des indices sans support matériel ? Quelles seront les archéologies du futur sans accès aux restes des morts ? Le corps mort et ses symboles vont-ils rester le support du souvenir des morts ?

12h45

Vidéo

Présentation de la fête des morts au Mexique, dans les cimetières et lors d’un défilé à Mexico par Lassad ESSADI, vidéaste. Nicholas KAUFMANN, (Professeur. de psychologie à San Luis Potosi, Mexique) commente et évoque les funérailles au Mexique.

13h-14h30

Déjeuner

14h30-16h

Communications orales (sessions 1,2,3 et 4)

Les sessions de communication orale auront lieu au Pavillon Théodule Ribot à la faculté de psychologie (entrée par le jardin de la faculté).

N°1 : Nouvelle temporalité du deuil.
Animée par Marie-Frédérique BACQUÉ

A-La mort prévisible d’un parent – défis et enjeux pour les adolescents qui la vivent.
Sabrina Anissa El MANSALI, doctorante en sciences de la santé et Pr. Diane GUAY (PhD), Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Canada.

B-Quand le temps se dérègle : neurophénoménologie du deuil.
Fernanda MOUCO, doctorante (DEC), CEIS20 Universidade de Coimbra, Portugal.

C-When uncertainty lasts for years: the Ukrainian experience of disappearance.
Tamara TOCHYTSKA, psychologist, Kiev, Ukraine.

D-Singularités subjectives et normativité du deuil.
Thierry Jandrok (PhD), Psychologue clinicien, psychanalyste. Établissement Public de Santé Alsace Nord, Brumath, France.

N°2 : L’écologie de la mort : nouveaux traitements des corps, nouveaux restes.
Animée par Cynthia MAURO

A-Éthique et écologie des pratiques funéraires contemporaines.
Wadiaa ISHAK (PhD), Histoire du Droit et des Institutions, EPHE-PSL (École Pratique des Hautes Études-Université Paris Sciences et Lettres), Laboratoire LEM.

B-Quand le deuil crée le paysage : dialogues entre mémoire, ville et temps.
Carolina COELHO & Bruno GIL. Universidade de Coimbra, Centro de Estudos Interdisciplinares (CEIS20), Portugal.

C-De l’inhumation à l’humusation : le devenir-monde du corps au regard du conflit anthropo-cosmique.
Jade BOURDEAUX AJZENSZTARK, Doctorante à l’Université de Strasbourg, laboratoire de l’ACCRA (UR 3402), France.

D-Des jardins du souvenir à un site cinéraire dit « naturel ».
Jean-Christophe COLINET (PhD sociologie), germaniste, Strasbourg, France.

E-Humusation : quand le corps redevient source de vie !
Florence VALDÈS, présidente de Humusation-France

N°3 : Les artistes de la mort. Les pratiques artistiques de la mémoire. 1ère partie.
Co-animation Christina ALEXOPOULOS de GIRARD, Mireille GUITTONNEAU-BERTHOLET et Géraldine CANET

A-Esthétique de la latence et travail du deuil chez Joana Hadjithomas et Khalil Joreige.
Elsa El HAYEK, Doctorante à l’Université de Strasbourg, France.

B-Les artistes de la mort.
José MERHEB, psychologue clinicien, Strasbourg, France.

C-Andy Warhol, « the recording angel » ou la beauté étrange de la dévastation.
Silke SCHAUDER (HDR), psychologue clinicienne, art-thérapeute, Prof. à l’Université de Picardie Jules Verne, France.

D-Trait d’union, dessin, défunts et survivances.
Luci GARCIA, PhD en Arts Plastiques et Sciences de l’Art, Université Paris 1, France.


4/ Instaurer l’ancêtre : des soins palliatifs au rituel funéraire.

Animation Magali MOLINIÉ

A-Impact des Croyances Spirituelles et du Tabou de la Mort sur l’Acceptation des Soins Palliatifs en RDC : Vers une Sémantique de la Bienveillance.
Epiphanie EWUSU BALENGU (MD), Médecin-chercheur et membre de l’association nationale congolaise des soins palliatifs (ANCSP), République Démocratique du Congo.

B-Mort et Cash : Quand l’argent dicte le rituel. Une lecture cinématographique du deuil à Porto-Novo.
Lionel M. Ulrich DOYIGBE. Réalisateur. Toulouse, France.

C-Le vécu du deuil entre Kinshasa et Montréal : entre ritualité traditionnelle et reconfigurations contemporaines dans l’acceptation de la perte.
Etienne YUMA (doctorant), Prof. Jean-Marc BARREAU, Université de Montréal, Canada, Isabelle AURAY, Université de Fribourg, Suisse.

16h-16h30

Pause

16h30-18h

Communications orales (Sessions n°5, 6 et 7)

Les sessions de communication orale auront lieu au Pavillon Théodule Ribot à la faculté de psychologie (entrée par le jardin de la faculté).

5 / Les artistes de la mort. Les pratiques artistiques de la mémoire. 2de partie.
Animation Christina ALEXOPOULOS de GIRARD, Mireille GUITTONNEAU BERTHOLET et Géraldine CANET

A-Créer : chercher ses morts pour se trouver ?
Mireille GUITTONNEAU-BERTHOLET, CRPMS, Université Paris-Cité, France.

B-Squelettes, crânes, et autres évocations du cadavre dans l’art contemporain : du devenir de la chair au XXe et XXIe siècle.
Marie HEYD. Université de Clermont Auvergne, Laboratoire COMSOCS, France.

C-Manifestations cliniques de la destructivité dans un atelier d’argile auprès de migrants primo-arrivants.
Christina ALEXOPOULOS de GIRARD (PhD-HDR), psychologue, France.

D-Les arts et la mort : un corps à corps !
Guillaume CENTULLE, historien, France.

 

6 / Les intelligences artificielles dans le deuil.
Co-animation Pedro URBANO et Nicolas NIEUVIARTS

A-Dialoguer avec l’absence : usages cliniques et enjeux psychologiques des IA dans le travail de deuil.
Souha YAAKOUBI (PhD) Psychologue, Groupement Hospitalier Nord Essonne, France.

B-Le devenir des morts à l’ère des agents artificiels : survivance cognitive et illusion d’agent conversationnel.
Pedro URBANO Universidade de Coimbra, CEIS20, FPCEUC, Portugal.

C-Mises en scène de l’(im)matérialité d’un enfant qui n’a pas vécu sur Instagram.
Delphine MOREAU-PLACHY, Doctorante en Sociologie Université Jean Monnet – St Etienne, France. Centre Max Weber (UMR 5283) Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 IRMECCEN (EA 7546), France.

D-Présences numériques : quand les morts deviennent des interfaces.
Ian GONZALEZ ALANA, Enseignant, chercheur en Death Studies, membre du CIEM France.

 

7/ Brutalité du passage de la vie au trépas : accompagner ceux qui restent.
Animation Magali MOLINIÉ

A-Perte d’un frère jumeau durant la vie intra-utérine : traces sensorielles et complexités d’un deuil impossible.
Géraldine CANET (PhD), psychanalyste, Strasbourg, France.

B-La mort en direct.
Jean-Cyril VAN HAMME, psychologue clinicien-Réanimations Chirurgicale et Médicale Pôle ARUBA – GHRMSA, Mulhouse, France.

C-La morgue judiciaire des Hôpitaux de Strasbourg : un nouvel espace liminaire ?
Genia GURINA, doctorante, Université de Strasbourg, France.

D-Deuil compliqué et foi religieuse
Chad CAPE (PhD), psychologue, Université de Strasbourg. France.

18h-19h

Théâtre

avec les textes de Juliette KEMPF

Samedi 27 juin 2026

Palais Universitaire / Salle Louis Pasteur

9h30-11h

Table-Ronde : La mort dans la culture.

Co-animation : Magali MOLINIÉ & Christina ALEXOPOULOS de GIRARD

Cynthia MAURO (psychologue, Lille), Valérie ROBIN AZEVEDO (Prof. en anthropologie sociale à l’université Paris-Cité), Serena BINDI maîtresse de conférences en anthropologie à l’Université Paris-Cité et chercheuse associée au Centre d’Études Sud-Asiatiques et Himalayennes (CESAH, CNRS/EHESS) à Paris, Klaus BAUMANN (Prof. of Theology, Head of Caritas Science and Christian Social Welfare Freiburg Universität, EPICUR Dignity Project, Allemagne).

Le rapport à la mort et aux morts évolue sans cesse. Des hybridations dans les croyances et les pratiques se combinent ou s’affrontent, entre survivances et nouvelles propositions, frictions et syncrétisme. Quand elles se produisent, qu’entraînent les reconfigurations des dispositifs funéraires et des normes du deuil sur les modes d’existence des morts ? Sur leur présence ou leur effacement dans la culture, la géographie, l’architecture, leur conflictualité avec les vivants et les voies de leur apaisement ?

11h-11h30

Pause

11h30-13h

Table-Ronde : Le deuil d’un proche en l’absence de restes.

Co-animation : Magali MOLINIÉ & Christine FAWER CAPUTO

Avec Niels-Christian HVIDT (Prof. University of Southern Denmark, EPICUR Dignity Project), Pascaline THIOLLIERE (Université de Grenoble), Filippo FURRI (Institut Convergences Migrations, Paris), Larysa RYBYK (PhD), Head of the International association of psychologist for grief and bereavement, Kiev, Ukraine.

Nous sommes accoutumé.es à penser que les humains ont besoin des restes du défunt pour organiser les rites funéraires et élaborer leur deuil. Le choix de disperser les cendres d’un proche dans la nature après une crémation confronte à la disparition assumée de ses restes, contrairement aux contextes tragiques et possiblement traumatiques de certaines catastrophes naturelles, accidentelles, des guerres ou des attentats terroristes. Dans leurs différences, quelles conséquences cette disparition des restes a-t-elle sur les vécus intimes et collectifs du deuil ? Comment se reconfigurent alors les croyances et la spiritualité, la localisation des morts, comment s’inventent de nouvelles sacralités, des espaces et des pratiques mémorielles ?

13h-14h30

Déjeuner

14h30-16h

Communication orales (Sessions n°8,9,10 et 11)

Les sessions de communication orale auront lieu au Pavillon Théodule Ribot à la faculté de psychologie (entrée par le jardin de la faculté).

8/ Les deuils des animaux et des paysages.
Co-Animation par Nicolas NIEUVIARTS et Romain JALLET

A-La disparition des espèces : le cas de l’ours polaire.
Jean-Marc NEUMANN, juriste et membre du conseil d’administration de la Société française de zoosémiotique.

B-Dédales : retour sur une recherche-création au sujet du deuil par rapport au non-humain à l’ère de la convergence technologique.
Josianne BARRETTE-MORAN, doctorante en bioéthique à l’École de santé publique de Montréal et étudiante-artiste Immortalité artificielle : perspectives éthiques, juridiques et artistiques, Canada.

C-Refoulement culturel et cadavres invisibilisés.
Romain JALLET (PhD), France.

D-Le deuil animalier, une souffrance ignorée.
Jean-Marc NEUMANN juriste et membre du conseil d’administration de la Société française de zoosémiotique.

9/ Les nouvelles places et lieux des rituels.
Animation Magali MOLINIÉ

A- Autorité religieuse féminine et reconfiguration des lieux du rituel mortuaire en contexte français.
Céliende LEBON, doctorante IMAF-EHESS, Paris, France.

B-Traitement des corps dans la société bamiléké de l’ouest Cameroun et transformations en contexte migratoire.
Véronique MATEMNAGO TONLE (PhD), Coordinatrice pédagogique service formation Fédération Européenne Vivre Son Deuil (FEVSD), France.

C-Impact Psychosocial des Conflits Armés sur la Fin de Vie et le Deuil au Nord-Kivu (RDC) : de la Rupture Rituelle à la Culpabilité Existentielle.
Epiphanie EWUSU BALENGU (MD), Association nationale congolaise des soins palliatifs (ANCSP), Rep.Dem.Congo.

10/ Les psychopathologies du deuil en l’absence de corps.
Co-animation Marie-Frédérique BACQUÉ et Pedro URBANO

A-Tombeau sans corps et sans récit : clinique des morts impossibles en héritage.
Safia METIDJI, (PhD psychopathologie et psychanalyse), psychologue clinicienne, chargée de cours – Université Paris Cité, Chercheure associée, CRPMS, France.

B-Antigone ou la nécessité psychique et sociale d’une sépulture.
Christina ALEXOPOULOS DE GIRARD (PhD, HDR, CIEM), France.

C-Deuil en contexte pandémique au Mexique : absence du corps, rupture rituelle et vulnérabilité institutionnelle.
Prof. Nicholas T. KAUFMANN, Universidad Autónoma de San Luis Potosí (UASLP), Mexique.

D-Le devenir des morts sans dépouille.
Prof. Pedro URBANO, Universidade de Coimbra, CEIS20, FPCEUC, Portugal.

11/ Limites éthiques et juridiques dans le champ funéraires.
Co-animation Guillaume ROUSSET et Françoise ASSUS-JUTNER

A-Les enjeux juridiques de la légalisation du compostage humain au Québec : dilemme éthique entre protection de la santé des vivants et promotion des dernières volontés des morts.
Cédrole NIANGOU, Doctorant en droit, Anne-Marie SAVARD, Professeure titulaire et titulaire de la Chaire Antoine Turmel sur la protection juridique des aînés, Faculté de droit, Université Laval, Québec, Canada

B-Vivre le deuil parental en ligne : liens, reconnaissance et risques.
Fernanda MOUCO. Doctorante, Universidade de Coimbra, Portugal.

C-Quel cadre juridique face au recours à l’IA en matière funéraire ?
Prof. Guillaume ROUSSET, Droit privé et sciences criminelles, Université Jean Moulin Lyon 3 (CRDMS/IFROSS), France.

16h-17h

Conclusion du colloque

Amphithéâtre Viaud à la faculté de psychologie (entrée par le jardin ou par le 12, rue Goethe)

en partenariat avec Le CIEM, Coimbra University, Université Paris 8 et Université Lyon3, soutenu par EPICUR European University (Southern Danemark University & Freiburg University)

Program

Too numerous in cemeteries, sometimes polluting, often too expensive, the deceased, whose numbers are increasing along with the global population, will soon no longer be able to be dealt with on or under the Earth. Demographers, funeral companies, bereavement associations, and activists supporting cremation and humusation highlight the complexity of this cruel reality.

The ethical and psychological question of what happens to the Dead lies in the permanent disappearance of the body, without any remains. However,
the absence of bodies may lead to an inflation of means to make them “reappear.” With voice reconstruction and animated holograms, the absence of
loved ones, a sine qua non condition of mourning, will no longer be realized. What will the archaeologies of the future be like without access to the material remains of the Dead ?

Death has sculpted humanized landscapes: pyramids, temples, triumphal arches, or simply decorated caves; death has only been accepted on condition
that it leaves traces to mark the enduring natural scenery. Human death has sculpted the planet. Collective cemeteries educate citizens, private mausoleums form the foundations of civilizations. Can culture survive without Death and the Dead ?

A debate pits materialistic convictions against purely spiritual expectations. The decomposition of the corpse is a difficult transition, so embalmed bodies and skeletons are preferred as repositories of memory. However, the choice of the virtual may prevail and give rise to new forms of remembrance. Will rationality lead us to abandon our mortal remains in favour of artificial substitutes? Will the nomadic bipeds known as sapiens leave their planet carrying a USB stick containing their ancestors ?

en partenariat avec Le CIEM, Coimbra University, Paris 8

A call for papers can be found at the bottom of this page.

Friday 26 June 2026

University Palace / Louis Pasteur Room

9:00-9:30 am

Greeting
Marie-Frédérique BACQUÉ, Director of CIEM
Olivier PUTOIS, Director of SuLiSoM, Strasbourg.

9:30-11:00 am

Round Table: Current Situation

Posons le pb du devenir des morts. Trop nombreux pour la planète (enterrement), trop polluants (crémation), trop chers (cryogénisation), trop inquiétants (humusation, aquamation), les morts qui augmentent avec la population planétaire ne peuvent plus être traités sur Terre. Seraient invités, les démographes, les pompes funèbres, des associations d’endeuillés, l’association des crématistes.

11:00-11:30 am

Break

preceded by a 5-minute video :
Day of the Dead in Mexico in 2025, Lassad ESSADI

11:30 am – 1:00 pm

Round Table: Treatment of bodies and treatment of memory

Ici on parlera de l’éthique du pb de faire disparaître définitivement les corps. Hélas, la disparition des corps risque de donner lieu à une inflation de moyens pour les faire réapparaître. Avec la reconstitution des voix, les hologrammes animés, on risque au contraire de ne pas satisfaire à la condition sine qua non du deuil : l’absence. En supprimant les morts définitivement, on supprime de nouvelles façons de connaître nos ancêtres. Quelles seront ces archéologies du futur si nous supprimons tout accès aux restes matériels ?

1:00 p.m – 2:30 p.m

Lunch

2:30 – 4:00 pm

Oral presentations

Les sessions de communication orale auront lieu au Pavillon Théodule Ribot à la faculté de psychologie.

4:00 – 4:30 pm

Break

4:30 – 6:00 pm

Oral presentations

The oral presentation sessions will take place at the Théodule Ribot Pavilion at the Faculty of Psychology.

6:00 – 7:30 pm

Théâtre

A Day Without Hours : A Poetic and Musical Theater performance based on texts by Juliette KEMPF

Saturday 27 June 2026

University Palace / Louis Pasteur Room

9:00 – 11:00 am

Round Table : Death in culture.

La mort a sculpté les paysages humains : pyramides, temples, arcs de triomphe, ou tout simplement grottes décorées, la mort n’a été acceptée par toutes les civilisations qu’à condition de laisser des traces pour marquer les roches, les décors naturels.

11:00 – 11:30 am

Break

11:30 am – 1:00 pm

Round Table: Beliefs, places of remembrance for the Dead, spirituality

Les croyances ont-elles besoin de s’appuyer sur des supports matériels ? Ce débat confronte les religions matérialistes aux religions purement spirituelles. La décomposition du cadavre est une transition difficile, aussi le corps embaumé et le squelette sont préférés comme supports de la mémoire. Le choix du virtuel pourrait cependant s’imposer et donner lieu à de nouvelles façons de se rappeler les morts. De nouvelles croyances pourraient-elles émerger de l’abstraction de la mort ?

1:00 – 2:30 pm

Lunch

2:30 – 4:00 pm

Oral presentations

Oral presentations at the Théodule Ribot Pavilion at the Faculty of Psychology

4:00 – 5:00 pm

Conclusion of the conference

Conclusion of the conference at the Viaud Amphitheatre, Faculty of Psychology.

Call for pappers

Send a 1,000-character summary, including spaces, with five keywords and a maximum of three references to bacque@unistra.fr. Indicate your topic from among the ten proposed.

Papers on the topics of the sessions proposed for Friday (June 26th) and Saturday (June 27th) afternoons, as well as free papers, will be evaluated by the scientific
committee. Some sessions will be repeated depending on the number of requests.

Deadline for abstract submission: 25 February 2026.
Feedback by 31 March 2026.

The proposed themes for abstracts are :

N°1 : The new temporalities of mourning

Le processus psychologique du deuil suit classiquement le temps de la décomposition du cadavre. Le processus social du deuil semble être clôturé dans de nombreuses sociétés par la date anniversaire de la mort. Si le cadavre disparaît plus vite, si les restes ne sont plus regroupés dans un espace public où se rencontrent les endeuillés, qu’advient-il du souvenir des morts ? Le temps du deuil sera-t-il bouleversé par l’abstraction croissante du corps des défunts ?

N°2 : Artificial intelligence in mourning

La conception d’une reproduction de l’image animée des défunts connaît tous les jours des améliorations. Alors que les diaporamas ponctuaient les cérémonies funéraires, les animations de défunts fleurissent. Des soldats victimes de la guerre sont ainsi reconstitués en 3D. Parfois, les défunts figurent en hologrammes et s’approchent des endeuillés pour les laisser dans un état de choc émotionnel délétère. Faut-il laisser ces « re-créations » hanter les endeuillés ou réglementer ces animations virtuelles qui, avec les IA génératives, vont bientôt donner une vie nouvelle à des défunts instrumentalisés pour le meilleur (les corps ont disparu) et pour le pire (le défunt hante définitivement les endeuillés).

N°3 : The ecology of Death: new treatments for bodies, new « remains »

Un mort virtuel peut-il réellement prendre la place des emboîtements habituels linceul, cercueil, tombeau, urne, cimetière ? Après la crémation qui a, dans les pays occidentaux, occasionné une véritable révolution, voici venu le temps des nouveaux traitements du corps des défunts, compostage ou humusation, dépôt dans un cimetière naturel. Ici, le devenir du corps suit un schéma biologique et économise des tonnes d’équivalents CO2. La Chine a procédé de même en imposant aux chinois de ne plus enterrer leurs morts faute de place. Si le réchauffement climatique impose de modifier le volume des 3 milliards d’individus retrouvés dans le sol terrestre, quels moyens écologiques acceptables affectivement, moralement et socialement sont-ils possibles ?

N°4 : Death Artists. Artistic practices of memory

« Ce que tu as hérité de tes pères, acquiers-le pour le posséder », écrit Goethe, repris par Freud. Les pratiques artistiques de la mort constituent autant une création autour de la perte, de la séparation, de la souffrance psychique liée à la confrontation à notre finitude commune, qu’une tentative de dépassement de cet horizon à travers l’évocation de ce qui reste vivant après la mort du sujet, future appropriation psychique par ceux qui lui survivent. Le rapport qu’entretient la création artistique à la pulsion de mort, à ses manifestations psychiques et sociales, à sa négativité structurelle, mais aussi à la pulsion de vie qui lui est indissociable, et au passage de l’une à l’autre sera interrogé.

N°5 : Archaeologists of the future and the « new » traces of the Dead

La mort ne concerne pas seulement les psychologues et sociologues, mais elle constitue un matériel essentiel pour les archéologues. Sans traces des morts du 21ème siècle, comment reconstituer la vie des ancêtres ?

N°6 : The recomposition of the Dead through abstraction and symbolic objects

Les restes des morts mis en cérémonies ont toujours rythmé la vie de nos ancêtres pour leur symbolique. Leurs représentations menaçantes d’avertissement ou leurs pouvoirs de superstition avaient une influence majeure sur l’expérience contemporaine comme sur la culture. Mais comment abstraire l’absence ? C’est bien justement l’absence qui permet le processus du deuil. Les images toujours présentes entravent la substitution de proche en proche du lien d’attachement et par conséquent, le deuil.

N°7 : Mourning of the lost animal species and loss of landscapes

La disparition de certaines espèces entraîne une artificialisation de leurs images. Est-ce tolérable et cela ne conduit-il pas à entériner la destruction de leur écosystème ? Doit-on faire le deuil des paysages modifiés par l’anthropisation ? La recréation des animaux disparus (dodo, auroch) pose des questions éthiques quant à la tolérance des activités destructrices volontaires et involontaires des humains

N°8 : New places and locations for rituals

N°9 : The psychopathologies of mourning in the absence of a body

N°10 : Ethical and legal limits of AI in funeral ceremonies

in partnership with Unistra (University of Strasbourg) – SuLiSoM : Subjectivity, Social Link and Modernity, Coimbra University, Paris